Pour un monde meilleur·Santé et bien-être

Révolution, émancipation, libération… et mortelle composition : tampon, l’objet du malaise.

C’est un fait, je suis une humaine de sexe féminin. Ayant la chance d’avoir un appareil génital fonctionnel, je suis donc l’heureuse propriétaire d’un utérus et de ses amis les ovaires, qui, une fois tous les vingt-huit jours, me montrent leur amour par une série de crampes abdo-minables (hinhinhin) et force saignements. Parce que les menstrues, c’est la joie. Si si. Du moins, normalement, et quoiqu’on en dise, ça ne devrait pas être l’enfer…

Et côté « choses infernales », le corps féminin sait y faire : vaginisme, vestibulodynie, fibrome, syndrome pré-menstruel (celui-là, on l’adore tellement qu’il revient tous les mois), et une des pires pathologies : l’endométriose. Leur point commun ? La douleur. Et cette petite chipie n’est pas la seule au travail, comme nous l’explique le récent reportage de Audrey Gloaguen, « Tampon, notre ennemi intime » diffusé ce Mardi 25 Avril sur France 5 dans le cadre de l’émission « Le monde en face » sur la santé des femmes…

Image titre du reportage « Tampon, notre ennemi intime » du Mardi 25 Avril 2017

J’ai été réglée l’année de mes douze ans, au printemps je crois (oui, je vous raconte un peu ma vie, pour entre autre montrer que les menstrues ne devraient pas être tabou et que c’est tout sauf sale comme on nous le martèle depuis notre plus jeune âge). Je me souviendrais toujours de ce jour-là. C’était un jour de grève au collège, alors j’étais à la maison. C’était un mardi, et ma mère était à la maison. Je lui en veux toujours un peu parce que malgré son ouverture d’esprit et toutes les choses sur le corps humains qu’on a appris grâce à elle et à ce qu’elle choisissait de nous montrer (coucou Il était une fois la vie…), elle ne m’avait jamais expliqué ce que c’était, les règles. Je me console en me disant que j’ai sans doute grandi trop vite et qu’elle ne pensait pas que je les aurais si tôt… Bref…

Quand on a onze ans, qu’on ne sait pas trop ce que c’est et qu’on est en plus une des premières filles de la classe (et en tous cas la première de ma bande d’ami.e.s) à être réglée, la première fois qu’on découvre le fond de sa petite culotte immaculée au matin soudainement rouge et un peu visqueuse… ba, comment dire, ça fait un peu peur quand même… Par chance, cette année-là (« on a dansé pour la premièreuh fois« …) on avait eu des cours d’éducation sexuelle et, passé le premier choc et la première pensée « alakon » genre « oh mon dieu je me vide de mon sang je vais mouriiiiir !« , j’ai donc su que ça y est, j’étais une femme.

Allégorie des premières règles (Carrie, 1976)

Evidemment, c’était moins glamour qu’une révolution féminine avec pancartes savamment rédigées et slogan finement lancé, surtout quand, cachée dans les toilettes, j’ai hurlé à ma mère, juste au-dessus, de descendre fissa parce que j’avais « un gros problème ». Comprenez une culotte et un pantalon pleins de sang autour d’une gamine qui à l’époque ne supportait déjà pas très bien la vue du sang des autres… et qui n’avait évidemment pas de protection périodique sous la main puisque tout était à l’étage, derrière le trône privé de mes parents… et là, le temps que madame ma mère daigne me rejoindre, j’ai remercier je ne sais plus trop quelle divinité d’avoir gentiment envoyé mes règles ce jour-là et pas la veille ou le lendemain, parce que j’aurais eu l’air bien con dans cette situation au collège (cela dit, ça m’arriva plus tard, parce que j’eu la grande joie d’avoir des cycles bordéliquement irrégulier. La joie bis.

Bref, tout ça pour dire que quand ça vous tombe dessus, préparé.e ou pas, ça fait un choc. Et malheureusement, ce n’est que le premier moment de gêne qui inaugure une très (trop) longue série de moments qu’on voudrait tou.te.s oublier. Parce que les règles et tout ce qui tourne autour, c’est tabou (on en viendra tous à bout).

N.B. : j’utilise volontairement ici le vocabulaire inclusif, car n’oublions pas que toutes les personnes assignées filles à la naissance et ayant un appareil génital féminin fonctionnel, à moins d’une pathologie pas cool, peuvent avoir leurs règles. Même certains hommes, du coup. Pensons donc à nos amis transgenres, non-binaires, gender-fluid,… qui bien que n’étant pas de genre féminin (pas du tout ou pas exclusivement) peuvent être réglé.e.s. Voilà pour le petit passage éducation à l’inclusivité 😉 Par la suite, quand j’emploierais uniquement le féminin, c’est parce que je parlerais en utilisant les codes du marketing dans ce domaine, prônant notamment le fait que pour rester féminine une femme doit cacher ses règles, aux autres comme à elle-même, via le sacro-saint tampon…

Je disais donc, j’ai été réglée à onze ans et demi. Je vais sur mes trente-et-un ans. A raison de douze à treize cycles par an (oui, on a beau dire « ça tombe tous les mois » parfois on a du rab, parce que c’est tous les vingt-huit jours en moyenne) ça me fait pour l’heure… un peu plus de dix-huit ans de menstrues (et je suis loin du bout), soit à peu près 216 périodes de saignements… allez, on va même aller plus loin : à raison de trois à cinq jours de flux, coupons la poire en deux, ça fait pas moins 864 jours de saignements. Voilà, du haut de mes trente ans tassés, j’en suis déjà à presque 2 ans et demi de règles. Une fois qu’on a fait les comptes, on comprend bien vite à quel point ces quelques petits jours par mois nous prennent beaucoup la tête… Parce que là, je n’ai pris en compte que le sang… mais s’il n’y avait que cela… haha, mais ce serait la fête du slip !

Parce que le sang c’est sale, comme on nous le répète bien gentiment dès notre puberté (et même avant, parfois), que les choses-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom (ouais, tous les mois c’est Bloodemort dans nos culottes) c’est tabou (à coup de pub avec du liquide bleu, des femmes souriantes mais qui se taisent habillées en blanc pour la pureté… alors qu’on sait tou.te.s que mettre un pantalon blanc à cette période c’est aussi risqué que de craquer une allumette près d’une fuite de gaz…), on nous fait comprendre aussi bien vite que les protections hygiéniques sont d’une importance CA-PI-TA-LE. Notamment parce que quand t’en as pas sur toi, tu t’exposes à une triple ration de loose et de honte avec le combo « camarades vipères qui n’hésitent pas à le dire à tout le monde et en particulier au garçon sur qui tu a un gros crush et auprès de qui tu es donc pour les quelques jours à venir une pestiférée » + « du sang dans la culotte que tu pries gentiment de bien vouloir ne pas traverser la couche soudain trop fine à ton goût de ton fond de pantalon » + « infirmière pas aimable qui te sermonne parce que tu aurais pu y penser – bien que tu tentes de lui expliquer que ça devait pas tomber avant trois jours – et qui te tends ce que tu qualifiera rapidement de couche-culotte… et bien sûr comme elle ne t’en donne qu’une tu pries pour que ça tienne les six prochaines heures ». Oui, c’est du total vécu. Et mon petit doigt me dit que ça devrait facilement faire écho auprès de nombreuses personnes… hélas.

Les protections périodiques, c’est le sujet qui fâche.

Oh que c’est joli ! Remarquez le fond bleu, comme le liquide utilisé dans les pubs pour « simuler » le sang… (Image prise sur le site http://www.docteurclic.com)

Serviettes et tampons se partagent l’affiche, mais c’est du tampon que le danger vient le plus vicieusement. Si j’écris cet article, c’est parce que j’ai très tôt troquer les serviettes pour des tampons. Dès mes quatorze ans. Je les ai avec une grande joie laissé tomber il y a quatre ans pour la cup. J’ai donc passé environ 770 jours de ma vie avec un tampon dans mon vagin. Et le visionnage du reportage d’Audrey Gloaguen m’a fait froid dans le dos… Parce que j’ai compris que j’ai passé 770 jours de ma vie avec une bombe à retardement dans mon corps, que j’aurais pu finir à l’hôpital, peut être même mourir, parce que j’utilisais le tampon le plus absorbant et parfois pendant huit heures d’affilée avec le même… sans savoir à quoi je m’exposais, car la première fois que j’ai entendu parler de ce fameux Syndrome du Choc Toxique, j’avais déjà acheté ma cup, il y a cinq ans.

Ce reportage a mis en lumière des choses que je savais déjà, parce que durant ces cinq dernières années je me suis informée. Mais ça m’a aussi appris des choses qui font peur. Qui scandalisent. Qui me motive, comme d’autres depuis quelques jours, à écire ces mots pour en informer d’autres.

Parce qu’à cause du tabou autour des règles et des protections, les entreprises qui en ont fait leur fond de commerce nous tuent à petits feu. Dans les années 80, à cause du Rely, le prédécesseur du Tampax, environ 600 américaines ont fini à l’hôpital, la plupart sans savoir ce qui leur arrivait. Une centaine d’entre elles en sont mortes. Et depuis plusieurs années, le SCT refait surface et relance la polémique autour de la composition des tampons. car savez-vous en quoi sont-ils faits, ces petits machins absorbants qu’on s’insère au plus profond de notre intimité ? Non, évidemment, puisque ce n’est pas écrit sur les paquets… Scandaleux ? Oui, plutôt.

Mais là où le problème réside n’est en réalité pas tant dans le matériau utilisé (même si les fibres synthétiques jouent un rôle prépondérant dans le développement de la bactérie responsable du SCT, à savoir le staphylocoque doré, rien que ça) mais aussi et surtout dans son traitement jusqu’à l’obtention du produit emballé prêt à l’usage. Si je vous dis phtalates, dioxines, chlore, polyéthylène… j’imagine que naturellement vous ne relieriez pas ces composés au tampon, et pourtant…

Nombre de fabricants nient notamment l’utilisation du chlore pour blanchir la cellulose (naturellement brune, ça vient des arbres)… alors que le reportage nous apprend que l’usine qui sous-traite pour Tampax utilise non seulement du dioxyde de chlore (dont résulte les dioxynes présentes dans les tampons) mais aussi du chlore élémentaire pourtant interdit d’utilisation… Comme les dioxynes au passage, interdites par l’Union Européenne, tout de même… C’est encore plus rassurant dites donc…

Donc, chaque mois, les utilisateur.rice.s de tampons se collent dans le corps des cancérogènes (wouhou, la joie), des perturbateurs endocriniens (ce qui pour les moins informé.e.s signifie, en gros, que le risque d’infertilité se fait donc de plus en plus fort à force d’utilisation), ainsi qu’un doux et confortable foyer pour que le staphylocoque doré (oui, rien que ça), s’il est présent dans le corps (ce qui est le cas pour environ 20% des femmes nous dit-on dans le reportage), puisse se développer tranquillou et flinguer les organes et la vie de la personne atteinte si ce n’est pas prit à temps… Donc, quand on utilise des tampons, on risque de ne pas pouvoir concevoir, d’avoir un cancer ou de contracter le SCT… ça fait quand même de bons gros risques, non ?

Le truc, bien sûr, c’est qu’on ne nous dit rien. Alors oui, sur les boîtes de tampons, il y a bien marqué que le tampon peut être une cause rare du syndrome du choc toxique. J’ai lu ça en faisant les courses. Juste cette simple phrase, en petit sur le côté de la boîte. Paraît qu’il y a plus d’information dans la notice, vous savez ce bout de papier de trois kilomètres avec pleins de phrases alambiquées que personne ne lit jamais… Je l’ai lu une fois… ba je n’ai pas appris grand chose, sinon qu’il ne fallait pas dépasser le temps maximal d’utilisation pour chaque tampon et bien se laver les mains… sans déconner ?

Et si on va faire un tour sur le site des marques, on ne trouve pas grand chose sur la composition, si ce n’est ça, par exemple pour Tampax Pearl Super Plus (le plus absorbant donc, c’est à dire, selon le reportage, le plus dangereux… tiens, mais c’est ce genre-là que je mettais dites donc !) : rayonne (kézako ? c’est de la « soie artificielle », autrement dit la fameuse cellulose), polypropylène (polymère thermoplastique), coton purifié (par quoi, évidemment ce n’est pas dit…), polyéthylène (un autre polymère thermoplastique) et polyester (fibres synthétiques qui sont aussi dans la catégorie des polymères thermoplastiques). Nous avons donc cinq composants donc un seul est naturel, et contiendrait des composés toxiques. Elle est pas belle la vie ?

Dernier point, et non des moindres, l’utilisation même du tampon – autant par ce qu’il contient qu’à sa forme et à son mode d’absorption du sang – est dangereuse car cela peut causer l’endométriose. Ce truc qui te pourrit bien la vie, et à vie, et peut t’empêcher de donner la vie… on part donc d’un petit objet censé « faciliter la vie des femmes » mais qui fait le chouette boulot de détruire celle d’une partie d’enter elles…

Donc, sur les emballage de nourriture on nous marque bien quand ça contient des « traces » de produits potentiellement allergènes, pour tous les appareils électriques/électroniques on nous prévient des risques dus à une mauvaise utilisation (même les trucs les plus farfelus comme le fait de ne pas faire sécher son chat dans son micro-onde), pour les médicaments on nous donne même la liste des excipients et de tous les effets secondaires même les plus rares…, mais pour les protections hygiéniques, rien si ce n’est une toute petite prévention sur le SCT, avec la liste de quelques symptômes courants bien difficiles à différencier de ceux d’une gastro ou d’une grippe…

Alors qu’on sait qu’un tampon doit être changé le plus souvent possible et qu’on doit prendre la plus petite capacité d’absorption possible, même en cas de gros flux (pour info : j’utilisais du super plus, qui était archi plein au bout de deux heures à peine en journée… là où ma cup ne contient que 10ml max de sang quand je la vide après toute une journée : le tampon, ça absorbe tout, pas que le sang, et ça, c’est loin d’être cool), on nous explique sur chaque boîte qu’on peut les garder jusqu’à 8 heures et on nous brandit régulièrement de meilleures capacités absorbantes (avec démonstration de femmes visiblement sous acide qui veulent nous faire croire qu’elles dorment la tête en bas accrochées à leur baldaquin… parce que c’est fun de nous prendre pour des nouilles) avec des tampons capables de nous faire rester au sec pendant 12 heures… C’est juste dangereux.

La santé des femmes (et affiliés) est-elle si peut importante ? Sans doute, puisque apparemment très rares sont les médecins et gynécologues en Europe à être formés sur le diagnostique du SCT… Toujours plus rassurant, n’est-ce pas ? Sans parler du fait que non seulement les protections hygiéniques sont chères et sur-taxées dans la plupart des pays parce que non classées comme « produits de première nécessité » (comme les couches pour enfants, au passage).

Mais vous allez me dire « c’est bien joli mais on fait quoi ? »…

Déjà, on s’informe. Notamment en visionnant le reportage Tampon, notre ennemi intime.

Ensuite, on éduque toutes les personnes potentiellement concernées autour de soi. On partage les infos. On ne laisse pas les ami.e.s et la famille risquer leur vie sans en être au moins informé.e.s. Le choix de la protection hygiénique reste personnel mais chacun.e doit pouvoir faire ce choix en ayant toutes les informations possible à ce sujet. Et surtout on parle des règles, et pas seulement entre copines ! En ce qui me concerne j’ne parle régulièrement avec mon compagnon, parfois c’est même lui qui lance le sujet. Sans qu’aucun de nous deux ne soit gêné. Ma cup est bien visible dans la salle de bain, sans que ça ne choque mes invités. Et je n’ai aucune honte à dire que j’ai mes règles, à dire combien ce mois-ci elles me font plus ou moins mal que la fois précédente, que ça dure plus ou moins longtemps… Parce que les règles, ce n’est pas sale, c’est naturel et normal, et c’est même un signe de bonne santé que de les avoir (parce que ne pas en avoir, c’est signe d’infertilité ou de malformation, comme par exemple le fait de ne simplement pas avoir d’utérus). Enfin, il est vital également d’insister sur le fait qu’avoir très mal pendant les règles, ce n’est pas normal ! Ce n’est pas censé nous faire raté des jours de cours ou nous faire demander un arrêt maladie. Les douleurs, c’est notre corps qui nous dit « hop hop hop, ya un truc dans le coin qui fonctionne pas comme ça devrait, faudrait peut être faire un truc là ». Les douleurs intenses sont notamment signes d’endométriose, alors par pitié, pour votre santé, si vous avez vraiment très mal pendant vos règles, consultez votre médecin traitant ou votre gynéco ou votre sage-femme sans attendre, et si on vous dit « c’est normal, c’est ça d’avoir ses règles / d’être une femme », claquez la porte et allez voir ailleurs, pour être vraiment pris.e au sérieux !

Le cap de l’information passé, vient le temps de la réflexion. Notamment celle du changement de protection. Puisque le problème réside en grande partie dans les fibres synthétiques, la solution la plus radicale est donc de passer aux protections hygiéniques naturelles (qui sont en général aussi durables donc économiques à moyen voire long terme, donc non seulement vous prenez soin de votre santé mais en plus vous faites un super geste pour la planète et votre compte en banque). Et pour ça il y a même plus de choix que du côté chimique de la Force, tant sur la diversification des produits que sur leur aspect bien plus travaillés pour certains (et qui donnent presque envie d’avoir ses règles plus souvent, si si) : serviettes lavables (qu’on peut même faire soi-même si on a quelques talents pour la couture), coupes menstruelles (faites en silicone ou en TPE médical – la deuxième matière étant plus facilement recyclable), éponges (naturelles) menstruelles, ou encore les tampons bio, qui, s’ils restent jetables, sont entièrement biodégradables, et même vendus en vrac et sans applicateur par certaines marques comme Dans Ma Culotte. Il y en a donc pour tout le monde, tant pour ce qu’on est prêt à utiliser que pour les différents budgets. Il y a même une dernière option, qui elle ne coûte rien du tout et ne génère aucun déchet, mais demande cependant un bon temps d’apprentissage (et fatalement quelques ratages), mais qui n’est pas vraiment adapté à tout le monde (genre moi avec mes fous rires, mes quintes de toux à chaque crève et mes régulier éternuements à cause de mes allergies, c’est non d’office) : le « flux instinctif » ou pour faire simple, retenir son sang comme on retient son urine jusqu’à pouvoir aller aux toilettes. Je trouve personnellement cela très fascinant, et j’ai d’ailleurs lu que c’était très à la mode chez les asiatiques. Mais je m’en tiendrais à ma cup ^^.

Les protections naturelles et/ou durables de chez Dans Ma Culotte (image prise sur http://www.madmoizelle.com)

Alors évidemment, les protections naturelles et/ou durables ne nous éloignent pas à 100% des risques de contracter le SCT. Il faut donc avec elles aussi savoir adopter les bons gestes : se laver les mains avant et après le changement de protections, bien laver celles qui sont lavables entre chaque utilisation (et les stériliser régulièrement évidemment), et bien sûr les changer aussi souvent que possible. La cup, notamment, ne doit pas se garder plus de 12h, car plus on la garde plus le sang risque de coaguler et donc de devenir un terrain fertile pour les bactéries qui ne doivent pas se développer. C’est tout simple en fait, parce que c’est juste élémentaire… mais il n’est pas inutile de le rappeler (j’ai déjà vu nombre de femmes ne pas se laver les mains avant de changer leur protections dans des toilettes publiques…).

Enfin, on peut se mobiliser, par exemple en signant une pétition pour qu’enfin on ait sur les boîtes de tampons et autres protections périodiques la composition complète et exacte afin de savoir à quoi on s’expose. Comme l’INCI obligatoire sur tous les produits d’hygiène du corps, comme les gels lavants, les shampoings, les crèmes… Doit-on comprendre que la beauté de notre peau est plus importante que la santé de notre sexe ? C’est très probable.

Comme dit dans l’émission suivant le reportage, il est devenu nécessaire que la médecine ne soit plus uniquement du point de vue de l’homme, mais que les pathologies féminines soient enfin reconnues, étudiées et traitées avec une égalité parfaite. Parce que quand il s’agit de traiter les problèmes d’érection de ces messieurs, il y a du monde, mais quand il faut soulager les douleurs des femmes, on entend le vent et l’écho… et ce n’est pas normal. Voilà pourquoi le féminisme est encore et toujours nécessaire…

Amélie N.

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